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Est-on meilleur conducteur en passant par la conduite accompagnée ?

Est-on meilleur conducteur en passant par la conduite accompagnée ?

L’Apprentissage anticipé de la conduite AAC est en quelque sorte le Graal de la conduite, du moins du point de vue des autorités et des professionnels de l’assurance. Être passé par une conduite accompagnée donne effectivement accès à une multitude de prérogatives. Grâce à l’expérience gagnée, le conducteur a plus de chances d’obtenir son permis, bénéficie d’une réduction sur la durée de la période probatoire et accède à une baisse de prix sur l’assurance auto.

Le principe et les conditions de la conduite accompagnée

Connue aussi sous le nom d’Apprentissage anticipé de la conduite (AAC), la conduite accompagnée est une formation visant à faciliter l’apprentissage de la conduite pour obtenir plus aisément le permis de conduire en France. Sous le contrôle d’un accompagnateur expérimenté, la conduite s’effectue dans les conditions réelles de circulation afin d’habituer d’ores et déjà le jeune conducteur. Historiquement, cette formation existe depuis 1987. À cette époque, on prend conscience de l’importance de renforcer les capacités de conduite des automobilistes dès leur plus jeune âge afin qu’ils deviennent des conducteurs aguerris contribuant à la réduction des accidents sur les routes. Les participants à la formation doivent avoir au moins 15 ans et avoir reçu l’aval des tuteurs légaux ainsi que de l’assureur du véhicule utilisé.

Attention, la conduite accompagnée est à différencier de la conduite encadrée et supervisée. La conduite encadrée n’est ouverte qu’aux jeunes de 16 ans et plus qui effectuent une formation professionnelle sur les métiers de la route. La conduite supervisée pour sa part s’adresse aux personnes de plus de 18 ans qui veulent renforcer leurs compétences au volant avant de passer l’examen pratique du permis de conduire. Avant de pouvoir faire une conduite supervisée, le candidat doit avoir compté plus de 20 heures de conduite obligatoire et être passé à l’examen théorique du permis de conduire.

Les modalités de la conduite accompagnée

Tout le monde ne peut pas se lancer dans la conduite accompagnée sans respecter le minimum règlementaire. Concernant l’accompagnateur tout d’abord, il faut qu’il soit détenteur d’un permis B depuis 5 ans au moins. Il ne doit jamais avoir été condamné pour délit de fuite, homicide, refus d’obtempérer, conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ou s’être mis au volant sous le coup d’une suspension ou annulation de permis. Il est impératif que l’accompagnateur ait reçu l’autorisation de l’assureur avant d’endosser ce rôle et que son nom soit clairement spécifié dans le contrat liant l’auto-école, l’élève et l’accompagnateur.

Le véhicule à utiliser doit également être aux normes. Il faut qu’il soit doté d’un rétroviseur à gauche et à droite et qu’il soit dépourvu d’une remorque exigeant un permis BE. À noter que pour avoir des visions latérales et arrière, l’accompagnateur peut équiper son véhicule de kit de rétroviseurs.

Une fois sur les routes, l’élève et son accompagnateur sont tenus de respecter des limites de vitesse qui sont de 50 km/h en agglomération, 80 km/h sur les routes et 100 à 110 km/h sur les autoroutes.

Le déroulement des formations et les rendez-vous pédagogiques

La conduite accompagnée se passe en trois temps : la formation initiale, la phase de conduite accompagnée et le passage à l’examen. S’étendant sur une durée de 20 heures, la formation initiale s’effectue au sein d’un établissement d’enseignement à la conduite agréé et comporte un volet théorique et un volet pratique. L’accompagnateur doit également prévoir un rendez-vous de deux heures avec l’enseignant pour recevoir les consignes et conseils. À l’issue de la formation, une attestation de fin de formation initiale (AFFI) est remise au candidat. Une fois ce document reçu, il peut passer à l’étape de la conduite accompagnée proprement dite qui doit durer 3000 km et s’étendre sur une année. La dernière phase concerne l’examen prenant la forme de deux rendez-vous pédagogiques. Le premier s’effectue entre 4 à 6 mois après obtention de l’AFFI tandis que le second a lieu après avoir réalisé les 3000 km.

Conduite accompagnée : optimisation de l’expérience de conduite

La conduite accompagnée apporte de nombreux avantages pour l’apprenti conducteur. L’un des premiers bénéfices de cette formation concerne le gain d’expérience qui réduit les risques d’accident au volant. Comme l’élève est tenu de réaliser au moins 3000 km de conduite, il possède assez de recul pour affronter diverses situations sur les routes. Il est moins stressé au volant et devient plus avisé.

Passer la conduite accompagnée augmente aussi les chances de réussite à l’examen du permis de conduire. Les statistiques révèlent que si 55% seulement des candidats ayant suivi une formation classique ont passé le permis, ceux qui ont fait une conduite accompagnée sont à 74%.

Par ailleurs, comme on le sait, le permis de conduire est probatoire dans l’optique d’inciter les conducteurs novices à être prudents au volant. Avec une formation classique, la période probatoire s’étend sur trois ans. Si le conducteur n’est à l’origine d’aucun sinistre, il gagne trois points par année. De leur côté, les jeunes ayant fait une conduite accompagnée voient leur période probatoire se réduire à 2 ans, mais en plus, ils bénéficient de trois points chaque année au lieu des deux habituels s’ils ne commettent aucune infraction.

Autre avantage : le coût de la formation qui s’avère plus abordable par rapport à la filière classique. En moyenne, elle est tarifée à 1100 euros tandis qu’une formation traditionnelle vaut aux environs de 1600 euros. Cet écart de prix s’explique entre autres par l’absence d’heures de conduite supplémentaires pour l’AAC.

Des bénéfices aussi pour l’assurance auto

Comme on le sait, les assureurs ont tendance à ne pas faire confiance aux jeunes conducteurs. Inexpérimentés, ils sont à l’origine d’un plus haut niveau de sinistralité que les autres automobilistes. À cause de ce phénomène, ils sont pénalisés par une surprime importante appliquée à leur contrat. Certes, ce coût élevé diminue progressivement au fil des années sans accident responsable, mais il reste une charge financière lourde à assumer pour les jeunes conducteurs. En revanche, ceux qui ont passé l’AAC ne sont pas concernés par cette surprime. En effet, comme ils bénéficient de plus d’expérience au volant, les compagnies d’assurance leur font davantage confiance et consentent à leur accorder de meilleurs tarifs.

 
 

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